Une interrogation sur l'image des femmes de la Hague avant les changements des années cinquante.

Les témoignages vocaux ou écrits nous ont servi de "matériel" pour cette création qui interroge les femmes de la Hague au début du siècle dernier et leur image. Le soutien du Conseil départemental de la Manche s'est concrétisé par une aide au financement qui nous permet d'être accompagnés par Fabrice Hervé, metteur en scène et acteur de la la compagnie professionnelle Tourner la page. On ne se regardait pas n'est pas une reconstitution historique ou un spectacle folklorique. Les façons d'être et de vivre de ces femmes servent de prétexte pour faire du jeu avec les paroles et les chansons.

On ne se regardait pas

Prix du public festival Estuaire en scène 2023 Le Havre

Les voix chères qui se sont tues

Souvenirs des fêtes d'autrefois

Lecture théâtralisée avec chansons

Noël, le jour de l'an, les Rois, nous y revoilà.... Et en été, la Saint-Germain, la mi-août, la Saint-Gilles, nous y revoilà... Les fêtes ponctuent le rythme de l'année, mariages et baptêmes ponctuent le rythme de la vie.

Les voix chères qui se sont tues (souvenirs des fêtes d'autrefois) a été créé à partir des enregistrements sonores d'habitants de la Hague, réalisés par Floriane Anger-Valognes, directrice du manoir du Tourp, d'extraits de correspondances, d'extraits du livre Souviens-toi et souris de Félix Damourette, ancien notaire à Sainte-Croix-Hague, de recueils de témoignages. Les lecteurs ont fait revivre les paroles anciennes qui révèlent les habitudes, les coutumes, les croyances d'un territoire qui conserve intactes ses traditions. Le spectacle fait revivre les fêtes de famille, Noël, les Rois et les mariages. Il intègre des chansons liées à ces occasions.

En 12 panneaux thématiques, l'exposition développe plusieurs des thèmes abordés dans Les voix chères qui se sont tues. Les thèmes sont sélectionnés en fonction de leur aspect inattendu au regard de nos représentations actuelles. Chaque panneau intègre une référence à des témoignages d'habitants de la Hague ayant connu l'entre-deux-guerres (généralement sous forme de dialogue), une illustration (soit d'époque, soit interprétation) et une mise en perspective historique. Cet éclairage reste cependant subjectif : la mise en perspective privilégie l'inattendu, l'émotionnel dans la continuité de la mise en voix qui redonne vie à des paroles anciennes dont certaines peuvent être modifiées par le souvenir, incomplètes ou contradictoires.

Eclairages

Une exposition pour mieux comprendre Les voix chères qui se sont tues

Je l'avais de si près tenu

Yoland Simon

Deux femmes dans la Hague des années 20

La pièce de Yoland Simon, Je l'avais de si près tenu, créée en avril 2019 à l'espace culturel Michel Canoville à Beaumont-Hague s'intègre dans le projet d'exloration du passé de la Hague. Yoland Simon a en effet passé les étés de son enfance du côté de Digulleville. Fortement attaché au pays, il dépeint dans cette pièce les destins opposés de deux femmes de Digulleville après la guerre de 14-18.

Esther

Un mari douanier, un fils instituteur : le modèle d'ascension sociale est brisé avec la mort du mari puis celle du fils à la guerre. Commémorations, cérémonies, souvenirs n'arrivent pas à faire illusion pour combler le vide de l'existence.

Julienne

Son fils a retrouvé sa place à la ferme. Son amour de la vie nourrit son dégoût de la guerre et des commémorations. Elle s'inscrit avec gourmandise dans l'ordre des choses : le travail, les enfants à élever, les homards, les goufiques, les confitures et les gâteaux.

Mais Esther et Julienne sont aussi deux amies devenues belles-sœurs : leur ancienne complicité ouvre la possibilité d'un avenir commun.